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Second jour de défilé des groupes spéciaux

1. Mocidade Independente de Padre Miguel

Pour ouvrir le second jour de la plus grande manifestation allégorique de la planète, Mocidade a emmené l’avenue au paradis avec son thème « du paradis de dieu au paradis de la folie, chacun sait ce qu’il cherche ». Entre sacré et profane, désires et luxure, le public a touché l’Eden.
Au son contagieux de la batterie du maitre Bereco, deux muses ont fait sensation : La marraine et chanteuse populaire Elsa Soares et la reine de batterie Thatiana Padung. A 73 ans la chanteuse a défilé dans une nacelle roulante à cause d’une blessure à la cheville. Affrontant aussi des problèmes d’ajustement de son décolté, elle a du utiliser à la dernière minutes du sparadrap pour cacher sa poitrine qui restait apparente. Derrière une joie difficilement contenable, elle a fait le bonheur de la reine de batterie qui habillé en Eve, a revendiqué avec honneur sa joie de défilé aux coté d’Elza avec plein d’entrain et un samba au pied bien fourni.

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Elza Soares et Thatiana Padung

Coup dur pour l’école qui a souffert d’une panne du système sonore générale entre la 14 et 16ème minutes qui a eu pour conséquence d’enflammer le public qui a repris à sa charge la diffusion du son en chantant à plein poumon ! Dans le registre des problèmes, on a vu un char souffrir de difficultés pour rentrer dans l’avenue mais sans conséquence sur la cohésion de la parade. L’ouverture étais assuré par un couple d’adolescents, Luana et Gustavo tout deux danseurs au conservatoire et qui représentaient les gardiens du paradis.

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De nombreuse intégrante du défilé, laissai resplendir leur jolis forme dont des guerrière africaines qui n’avait rien à cacher au dessus du nombril. Le carnavalesque Sid Carvalho a bien développé son thème en allant du paradis idéalisé, à ceux ou l’on blanchi de l’argent, le char des paradis fiscaux a fait grand succès.

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Sur le premier et le dernier char brillait grâce à des néons de grandes étoiles symbole de l’école. Le président de l’école à rappelé qu’il convenait d’oublier le défilé presque fatale de l’année précédente et que son école était présente cette fois pour gagner.

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Alexandre Louzada et Milton Cunha

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2. Unidos do Porto da Pedra

Pour suivre, c’est l’école porto da pedra qui défilé dans l’avenue, ont peut même dire, qu’il ont fait un défilé de mode dans le sambodrome. Determiné à faire sensation et avec un thème sur la mode, le défilé s’est voulu alternatif, grâce a la variété de tissus employer.

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Bien sur quelques plume ont résisté, mais le jeans, le lycra, ….. faisait généreusement partie des costumes.
Le char d’ouverture à diffuser 5 litres de parfum de chez Armani et a laisser baigner tout le défilé dans une chic senteur. Un énorme tigre en peluche version fashion avec piercing et casquette à l’envers, faisait la proue du char des personnages des « Pierrafeu » qui eu représentait les premice de la mode avec leur habit en peaux de bêtes.

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L’avant dernier char avait comme destaque le personnage de Coco Channel, à qui ils ont rendu hommage sur le char qui représentait les art nouveaux. D’autre stylistes on eu aussi leur secteur dedier comme Yves Saint Laurent, Alexandre Herchcovitch, Ronaldo Fraga, Jum Nakao. La reine de batterie s’est voulu elle aussi alternative avec la présence de Valesca Popozuda une effigie populaire du funk, musique des guettos brésilien, qui a su manier le style entre funk et samba Pourtant le samba n’a pas variment porté le public et peu de gens reprenais le refrain.
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3. Portela

Troisième école à défilé, Portela engage dans l’avenue un thème complètement en rupture avec son image d’école traditionnelle.
Elle a choisi de développer son sujet autour des nouvelles technologies, de leur pouvoir à jouer un rôle dans l’intégration des personnes exclues ainsi que leur capacité a améliorer la vie des hommes.

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Avec comme carnavalesque, l’ex roi momo Alex Oliveira et Amauri Santos, ils ont osé amener Portela dans le futur à grand renfort de fibre optique, de leds, d’écran géants et de métal. Toujours présent et chaque année novateur, l’aigle symbole de l’école, a parcouru l’avenue tel un oiseau cybernétique qui se transformait d’un backbone (connexion principale d’un réseaux), en aigle de métal poussant des cris métallique.

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Un char embarquait un écran géant a l’arrière, sur lequel le public pouvait en temps réel, envoyer des messages s.m.s qui s’affichaient pendant le défilé. Le char sur les recherches technologiques, embarquait une femme enceinte allongé sur l’ensemble du char qui se soumettait à une tomographie avec les résultats en direct sur un écran.
Etonnant, sur le char des infirmière accompagnais des femmes enceintes avec un ventre en plastique transparent, à travers lequel on pouvait voir un fétus en gestation le tout dans un effet surprenant. Tradition résiduel au milieu de ce dédale de technologie, la vieille garde a paradé autour d’un bar sur le second char.

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On a eu le plaisir habituelle de retrouver dans le défilé un des chanteurs les plus populaire du brésil : Zeca pagodinho, toujours fier de défilé sous les couleurs de son école.
Dans un souci de développement durable, le recyclage faisait partie de plusieurs fantaisies, dont des bouteilles en plastique et des rideaux de douche pour certain costumes. La batterie a attiré notre attention avec l’intégration de rythme électronique.
Dona Dodô, ancienne porte drapeau de l’école a traversé l’avenue en samba, à l’âge plus qu’honorable de 90 ans ! Seulement ce pas de géant dans les nouvelles technologies, a été source de nombreux problème dans l’avenue. Dès la sortie de la cité du samba, l’école a rencontré des difficultés dans le montage de l’aigle, leur symbole.

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Pendant la concentration, les dernières parties des chars n’étaient pas encore tout à fait prêtes et sur le quatrième qui embarquait des enfants à l’avant, on voyait des lettres en métal en train d’être posés à la dernière minute. La commission d’ouverture qui représentait la connexion à internet, a vu plusieurs de ses danseurs en proie à des problèmes électronique avec leurs costumes qui ne s’allumaient pas. Toutefois, sur la partie technique, Portela s’en est bien sorti avec un défilé harmonieux, des participants animés et un couple porte drapeaux avec Rogério et Lucinha Nobre qui a fait preuve de technicité et d’entrain.

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4. Acadêmicos do Grande Rio

Le 25 ème anniversaire du sambodrome a reçu son hommage avec le quatrième défilé de cette soirée et le thème de Grande Rio sur les défilés de l’avenue la plus festive de la planète.
La commission d’ouverture avec ses participants en costume et chapeau à miroir faisait briller le traditionnel « malandro carioca » , derrière un pandeiro mobile faisait office de mini scène et accueillait des mannequins tous semblable avec au milieu l’actrice Cris Viana qui si confondait.

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En hommage au génial carnavalesque Joãozinho Trinta, les bahianaises ont évoluer en tant que « damas do Lixo » littéralement : femme des poubelles, avec des costumes noir recouvert de simili d’ordures fait de plastique et de polystyrène ( le thème peut paraitre péjoratif mais lors du défilé original en 1989 « Ratos e Urubus » il avait créé une grande polémique avec l’église catholique et marqué les esprits).

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Dans le secteur « mendiants » les participants avec de vieux habits que chacun avait pu customiser à sa guise.
Acclamé, la batterie a paradé en « gari » (éboueurs) et son habit traditionnel orange à bande blanche. Devant la célèbre actrice Paola Oliveira en orange et noir faisait des incursions au milieu de la batterie pendant les breaks rythmique et les chorégraphies des percussionnistes, offrant au public une reine de batterie plébiscitée.

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Sur le char « la fabrique des rêves » des acrobates figurant des neurones au milieu des engrenages du cerveau, représentait le travail cérébral des carnavalesques. Sur le char en hommage à son thème « Ratos e Urubus » Joãozinho Trinta a croulé sous les applaudissements et les ovations, conséquent au renouveau et au géni de ce grand homme qui a révolutionné le carnaval de Rio. Avec quelque difficultés pour s’engager, le char « carnaval du futur » en hommage au défilé de Mocidade de 1985 n’a toutefois pas compromis l’harmonie du défilé.

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5. Unidos de Vila Isabel

Avec un samba composé par Martinho da Vila, l’école Vila Isabel, a présenter un thème sur la vie et l’œuvre du poète Noël Rosa.
La commission d’ouverture assurée par des danseurs en costume blanc et chemise bleu avait en main des guitares qui faisait successivement office de bar et de « mulatas ».
Dans une chorégraphie qui les amenait en file indienne et les séparait de leur instruments un ingénieux système de roulette télécommander faisait retourner les guitares au pied de leurs propriétaires respectif, saisissant !

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Premier couple de porte drapeau, Julinho e Rute représentait la comète de Halley qui était passé près de la terre à la naissance de Noël Rosa. Le char d’ouverture composé de 2 parties accouplées, formait une queue de comète. Richement doré, il était parsemé d’anges jouant de la guitare ainsi qu’une couronne symbole de l’école.

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En forme de pandeiro, un char accueillait des danseurs et danseuses typique du samba, plus haut se dépliait à partir d’un tambour géants, les contours d’une favela et de ses petites maison.
Dans de nombreux secteur, les participants avaient comme accessoires des instruments de musique.
Dans un forme athlétique, c’est la danseuse Gracyanne Barbosa qui en tant que reine représentait l’école et la batterie. Entre les différents secteurs est apparu un Frankenstein vert de 7 mètres de haut, à l’apparence d’un dessin animé.
Comme un cheveu sur la soupe et se dénotant de manière coloré au milieu du défilé, il représentait un épisode polémique de la vie du poète.
Retraçant chronologiquement la vie du poète, le défilé s’est terminé non pas avec le décès de l’artiste, mais de façon originale, en illustrant comment il vit encore dans les esprits et l’empreinte que son œuvre a laissée dans la culture populaire.

 

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6. Estação Primeira de Mangueira

Pour clôturer cette seconde nuit des groupes spéciaux, c’est Mangueira, toujours aussi populaire, qui nous fait l’apologie de la musique brésilienne, dans un voyage à travers les différents rythmes du pays.

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Commençant le défilé avec La Bossa nova, le thème a papillonné a travers le mouvements Tropicalismo, la MPB ( musique pop bresilienne), le funk, la timbalada et même le rock national.
La comission d’ouverture : « un Brésil qui chante et qui est heureux » représentait le compositeur Heitor Villa-Lobos. Accompagné d’une petite plateforme, indépendante et surmonté d’un pianos à queue, des couples dansait sur un enchainement de chorégraphie propre a chaque style de musique abordé.
Dans le char d’ouverture on a eu le plaisir de voir la populaire Beth Carvalho, chanteuse de pagode. Il évoquait également les grands noms qui ont marqué l’histoire de l’école verte et rose à travers entre autre de Cartola et Jamelão. Le char aurait commencé à prendre feu pendant la concentration, mais heureusement vite maitrisé, cette peur aura été sans conséquence.

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Pour représenter la naissance de la Bossa Nova, des représentations de personnages illustres comme Tom Jobim, João Gilberto entre autre et un énorme João Gilberto on croisé l’avenu. On a vu passer des secteurs représentant Copacabana et la naissance de la Bossa Nova et un autre évoquant la chanson, Chega de Saudade.
L’époque des musiques contestataires a été évoqué dans certain secteur. Mais une splendide représentation faite par la batterie de percussionniste nous a montré des musiciens déguisés en prisonniers de la musique censurée, et se voyaient encerclé pendant de défilé de barreau de prison qui se dépliait autour des 250 rythmistes ! Génial !

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Le secteur des « passistas » évoquait les chanteurs chassé du pays à cette époque comme Gilberto Gil et derrière eux, un char habité par un énorme monstre bleu foncé, montait la garde près d’une cage suspendu ou l’actrice Rogéria s’époumonait dans des cris de détresse.

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Plus loin dans la partie qui évoquait le mouvement Tropicália, beaucoup de grands artistes étaient présent en chair et en os comme Rita Lee, ou l’ancien ministre et chanteur Gilberto Gil, la chanteuse Sandra de Sa, Milton Nascimento et Caetano Veloso ! Des styles de musique comme le forro et le frevo ont croisé l’avenue, puis le défilé a terminé en bal funk mobile avec un Dj bien connu de la scène funk carioca : dj Marlboro qui mixait au centre du char dans une délirante clôture de défilé.

 

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